Write with me : ma routine d'écriture pendant le Nanowrimo !
- Christabel

- 30 avr. 2022
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 déc. 2022

Si vous m'aviez parlé de routine d'écriture, il y a un peu plus d'un mois, j'aurais arqué un sourcil de manière très cartoonesque et je vous aurais répondu : "Non merci, pas pour moi". Pourtant, en ce 5ème défi Nano réussi, force est de constater que m'imposer un objectif journalier et surtout, le tenir, n'est pas si impossible que ça. Alors, comment est-ce que j’ai fait pour rester régulière et surtout, concrètement, ça ressemble à quoi une journée d'écriture dans la vie de Christabel ? Voici ma méthode pour tenir le coup durant les mois de Nanowrimo. C’est gratuit, mais je ne garantis pas que ce soit efficace !
I. Bien choisir son objectif final
En fonction du temps que l’on peut consacrer à ses projets et sa vitesse habituelle d’écriture (écrire 1.000 mots en une heure, ou en huit minimum change la donne, non je ne parle absolument pas de moi), choisir avec soin son objectif, c’est un peu poser le ciment de ce que l’on veut construire pendant un mois. Et mieux vaut que les fondations soient solides pour que tout ne dégringole pas, au risque de rater son défi (ce qui n'est pas grave, en soi).
Avec ce mois de Nanowrimo, je prenais des risques dont j’avais conscience et c’est donc avec un peu de crainte que j’abordais le top départ, fin mars. Pour vous resituer le contexte, un mois et demi plus tôt, je posais le point final de mon précédent roman (le tome 4 d’OHAS) et, depuis, je faisais face à un beau blocage des familles qui m’empêchait d’entamer la suite (la réécriture totale du tome 1 de cette même saga). Je me retrouvais donc face à un manuscrit presque vierge, une page blanche à remplir avec des mots que je ne parvenais pas à trouver et, en prime, un objectif à atteindre que je me rajoutais comme ça, cadeau ! En sachant que l’écriture peut être extrêmement laborieuse chez moi, ce n’était pas gagné d’avance et l’objectif que j’allais me fixer - plus important que lors des éditions précédentes - aurait très bien pu tout faire capoter, si je n’avais pas su rebondir rapidement. Je vous explique !
5.000 mots par week-end. Avec la fatigue occasionnée par mes journées de travail, je ne pensais pas être capable d’avancer pendant la semaine, je voulais donc tout miser sur les week-ends, en commençant même un peu plus tôt le Camp Nano, une semaine avant, pour atteindre les 30.000 mots en fin de parcours. J'étais sérieusement convaincue que 5.000 mots en deux jours, c'était à ma portée et j'ai validé mon objectif. C’était ambitieux et j’ai vite déchanté, quand, après mon premier week-end d’écriture (fin mars), je n’avais atteint que 1.500 mots (je tiens à préciser que j’étais quand même très fière d’en avoir fait autant, en sortie de blocage). Il fallait donc que je revoie ma planification du défi et c'est ce que j'ai fait. Heureusement, ou malheureusement pour moi, j'ai eu un accident qui m'a valu de rester immobilisée pendant une semaine chez moi, dans la foulée. J'ai pu profiter de ce temps pour avancer tous les jours et, une fois lancée, je ne me suis pas arrêtée, même quand j'ai repris le travail. Les 30.000 mots sont restés et, un mois plus tard, je peux même fièrement vous annoncer qu'ils étaient atteints une semaine avant la fin.
II. Prendre de l’avance
Ecrire 1.000 mots tous les jours (ou plus, ou moins, selon chacun·e), avec les aléas de la vie, ce n'est pas toujours évident. Je vous en parlais dans le point précédent, être bloquée chez moi m'a permis de prendre de l'avance sur mes objectifs journaliers, et ce en prévision des jours creux qui ne manqueraient certainement pas, dans les semaines à venir. Pendant environ dix jours, j'ai donc mis le cap sur une moyenne de 1.500 à 2.000 mots, sans pour autant les indiquer sur le site du Nano (puisque je les gardais pour les jours sans). À la fin de la première "vraie" semaine de Camp, j'en étais donc à 10.000 mots, au lieu de 7. J'ai continué à augmenter mes quotas le week-end suivant et, sept jours plus tard, j'atteignais les 20.000 mots. Je n'en étais qu'à la moitié du mois, mais j'ai soudain eu envie de me challenger. J'avais été capable de monter à 10.000 mots par semaine à deux reprises ? Je voulais tout donner pour atteindre les 30.000 la fois suivante. Et j'ai réussi, sans utiliser mes "jours creux". À chaque coup de mou (j'en ai compté deux), je mettais les bouchées double le lendemain pour rattraper ces "retards". Et j'ai donc fini mon mois de Nanowrimo avec une semaine d'avance. La fierté !
III. Découper les séances d’écriture
Pendant mes jours de repos, j'avais donc pu prendre de l'avance, mais après une semaine, je suis retournée au travail. Ce qui voulait dire que mon temps dédié à l'écriture était considérablement réduit, et que ma fatigue chronique ne tarderait pas à repointer le bout de son nez (et dans ces cas-là, c'est mission impossible d'écrire le soir pour moi). Il fallait donc que je réfléchisse à comment garder le rythme, de manière quasi certaine. Et là, deux créneaux m'ont semblé envisageables. J'arrive toujours une heure plus tôt au boulot, avec la possibilité de me mettre à l'écart du bureau, pour être au calme. À cela s'ajoutait mon temps de midi, d'un peu moins d'une heure également, le moment propice pour continuer la session du matin. Avec ces deux moments privilégiés, je suis parvenue à écrire mes 1.000 mots quotidiens (ou presque), directement dans ma boîte mail. Ne me restait plus, le soir, qu'à recopier au propre le tout dans mon manuscrit, et d'éventuellement poser les derniers mots manquants du jour. J'étais donc capable d'écrire tous les jours, mais, en prime, de le faire au travail également. Deuxième découverte ! Pour vous donner une idée, mes dix derniers jours de Nanowrimo ressemblaient donc à ça : 7h30-8h30 (500 mots), 12h00-13h00 (500 mots), 20h-21h/21h30 (réécriture + 500 mots, ou plus, avec un live d'écriture). Les week-ends, je pouvais même monter à du 1.000 mots par session d'une heure, grâce aux rediffusions des lives que je suis.
IV. Lâcher prise
Ecrire 500 mots, en une heure, voire même en trente minutes, pour quelqu'un d'aussi tatillon que moi (en temps normal, j'accorde mon attention à chaque détail et j'écris vraiment "au mot près, à la virgule près"), je vous aurais affirmé haut et fort que c'était complètement impossible, il y a encore un mois. Pourtant, je n'ai pas eu le choix. Avoir si peu de moments de libre, avec un objectif élevé chaque jour, surtout sur la fin, tout cela m'a poussée à faire quelque chose dont je me pensais incapable : lâcher prise. Mettre le cerveau en off pour avancer sur la quantité de mots et pas sur la qualité, ça a été la chose la plus difficile à faire pour moi et, d’ailleurs, je n’y suis parvenue que les deux dernières semaines de mon objectif. Même en sachant que la réécriture était là pour ça, la petite maniaque du contrôle en moi a eu beaucoup de mal à ne pas choisir avec soin chaque mot qui sortait sur le papier. En temps normal, j'ai beaucoup de mal à ne pas être satisfaite de ce que j'écris et, même si je ne dis pas que tout est parfait dès le premier jet, j'ai tout de même besoin d'y accorder une attention aigüe. Ce qui explique ma lenteur de paresseux sous somnifère pour finir un roman. Pendant dix jours, j'ai donc dû faire taire ma petite voix intérieure, pour lâcher les vannes et avancer, coûte que coûte (avec succès). C'est ce lâcher prise qui m'a permis de monter à un objectif de 10.000 mots par semaine, mais c'est également lui qui a failli me provoquer un nouveau blocage en cours de route. Pour le dire de manière un peu crue (mais comme je l'ai ressenti sur le moment), pendant plusieurs jours le sentiment d'avoir écrit de la m*rde bien nulle n'a pas cessé de croître, au point de me ralentir au moment où j'allais entamé un nouveau chapitre important (une grosse scène de combat). Heureusement, j'ai vite compris où était le problème et après un week-end entier de grosses réécritures, j'avais de nouveau confiance en moi et en mon premier jet. J'ai repris ma route avec satisfaction, jusqu'à aujourd'hui. Mais, l'après Nanowrimo, c'est pour dans un prochain post !
J'espère que cet article "routine Nano" pendant un mois vous a plu et que vous avez pu y trouver des pistes intéressantes pour votre propre écriture (ou non, passer un bon moment en me lisant c'est très bien aussi) ! On se retrouve très vite pour la suite, avec mes objectifs 2022 pour ma saga et ça sera sur Instagram.
Christabel.



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