Nîmes : entre monuments historiques et concerts mythiques (compte-rendu) !
- Christabel

- 8 août 2017
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 déc. 2022
Chaque année, le festival de Nîmes accueille différents groupes dans ses somptueuses arènes afin d’offrir à des fans, d’horizons parfois très éloignés, l’occasion d’assister au show de leur groupe préféré, dans un décor idyllique. De cette façon, vous pourrez assister un soir à un concert très calme du groupe London Grammar et le lendemain vibrer avec la musique rock’n roll du groupe Scorpions. C’est dans le cadre de ce festival que, la veille, je déposais mes petits bagages en ville et me préparais à ce qui allait être, pour moi, le plus époustouflant concert de ma vie, celui du groupe allemand Rammstein.

Mardi 11 juillet 2017
Il est 6h30 du matin, devant moi s’élève un monument mythique : les arènes de Nîmes. Le soleil vient à peine de se lever et déjà un groupe dispatché d’une vingtaine de personnes attend devant les barrières. Chacun·e sait que la journée va être longue et l’attente sous un soleil de plomb ne fera pas passer le temps plus rapidement. Le sol est plus confortable qu’il n’y paraissait, heureusement, car je ne le quitterai presque plus de la journée. Il ne faudra pas plus de 10 minutes avant que la discussion ne soit lancée avec les personnes autour de moi. Certains attendent depuis 4h00 du matin pour avoir la chance d’être aux premiers rangs. C’est dans une ambiance de bonne camaraderie que la journée va se dérouler lentement et des liens se créent rapidement. On est “en famille” ici.

18h45, les portes s’ouvrent enfin et c’est la course folle pour arriver dans la fosse les premier·es. Certain·es courent très vite, je me contenterai donc d’être au troisième rang. La barrière ça sera pour une autre fois !
20h30, la première partie du groupe va commencer. Reprise de certaines chansons du groupe par le duo Jatekok au "klavier". L’interaction avec le public est au top et la musique est agréable, dans la fosse l’ambiance est bien présente : on se hasarde à chanter sur la mélodie, on tape des mains, on applaudit bien fort.
Il est bientôt 22h00, le groupe va arriver. Le soleil s’est presque entièrement couché mais la chaleur est toujours écrasante. La promiscuité crée des liens, on parle avec tout le monde, on attend avec impatience. Puis, ça y est ! Les premiers accords se font entendre et Rammstein débarque sur scène en fanfare, véritable feu d’artifice visuel et auditif. Je vois EN VRAI, pour la première fois, le groupe que j’aime tant depuis toutes ces années et je suis là, à quelques mètres de la scène seulement ! Le show est plus qu’époustouflant : la musique est bonne, très bonne et visuellement le groupe nous en met plein la vue, ils sont en forme et le montrent. L’échange avec le groupe est fort, les fans sont autant en forme qu’eux et se déchaînent dans la fosse : des milliers de bras de métalleux sont levés et l’on chante, ah ça oui on chante ! La scène est plus petite que d’habitude, pour pouvoir tenir dans les arènes, et la plupart des effets pyrotechniques ont du être mis au placard pour cette fois-ci. Cependant, les quelques lances flammes restants sont suffisants pour nous cramer quelques poils/cheveux.

Le concert se termine en apothéose avec une chanson jouée spécialement pour nous : Frühling in Paris. Le show a été rempli d’émotion et il est difficile de retenir les larmes que l’on a dans yeux, la nostalgie post-concert fait vite son petit effet. La foule est rapidement priée de quitter l’endroit et tout le monde rentre chez soi, dans une euphorie générale. Des images et des souvenirs plein la tête, je rentre me coucher.
Mercredi 12 juillet 2017
Pas le temps de traînailler au lit, à 11h00 je me trouve devant le magasin Broc Music. Le bassiste, Oliver Riedel viendra faire des dédicaces à 14h00 tapante et il n'est pas question de rater ça.

Armée d’une carte postale à son effigie (issue du livre Mein Land) et de ma patience, je trouve un coin d’ombre et j’attends, comme la veille. À 14h00, la voiture arrive et les dédicaces peuvent commencer. Tout va très vite, en quelques secondes seulement les dédicaces s’enchaînent et j’ai à peine le temps de prendre une photo de lui. Finalement, j’y parviendrai mais ma photo est floue. Qu'importe, j’ai eu ma dédicace et l’attente en valait la peine.

Je ne sais pas par quel miracle, je parviens à me procurer des places pour le concert du soir. Je n’en reviens pas : je n’assisterai pas à un mais bien à deux concerts du groupe dans la même semaine ! Cette fois-ci je suis en gradin numéroté, plus besoin donc de faire la queue, je viendrai quand il y aura moins de monde. Partout en ville on croise des fans, reconnaissables avec leurs t-shirts Rammstein. Dans les rues, aux terrasses des cafés, tout le monde parle avec tout le monde. En deux jours j’ai parlé avec plus de personnes que je ne le ferai jamais (enfin presque) !
20h00, je trépigne d’impatience. Finalement je passe la sécurité et rejoins ma place en gradin. Le vent est fort, si fort qu’il finit par faire tomber le rideau qui cache la scène. L’équipe technique tente, tant bien que mal, de réparer le problème mais le groupe va bientôt entrer sur scène.

Pour camoufler la montée des deux guitaristes au dessus de la scène, un écran de fumée est projeté, inefficace évidemment à cause du vent. Ce n’est pas grave, les gars du groupe le prennent à la rigolade et, en montant, les guitaristes nous font signe d’applaudir. On ne se fait bien sûr pas prier ! Le concert est aussi bien que la veille ; certes l’ambiance n’est pas la même qu’en fosse, mais de loin on peut admirer tous les effets pyrotechniques et les jeux de lumière. C’est d'ailleurs une fois de plus bouleversée que je quitte le concert, des étoiles plein les yeux.
Jeudi 13 juillet 2017
C’est le dernier concert de la tournée de Rammstein et je n’ai malheureusement pas de place ce soir-là, mais je compte bien y assister depuis l’extérieur des arènes. Je pars me balader en ville, c’était la meilleure idée que j’aie pu avoir ! Arrivée à proximité de la Maison Carrée, quelle ne fut pas ma surprise de croiser Flake, le claviériste du groupe. Il a accepté, avec un grand sourire, de prendre une photo avec moi. C’était plus que ce que je pouvais espérer en venant à Nîmes.
Le soir, j’ai pris place en face des arènes et j’ai écouté le concert, avec le même engouement que les jours précédents. Une fois celui-ci terminé, je me poste à la sortie des backstages (qui sont cachés par des camions) contre la barrière ; les jours précédents des fans auraient vu le groupe sortir et ils seraient venus leur serrer la main et prendre des photos. Il ne m’en fallait pas plus pour me décider. Après de longues heures d’attente, j’ai pu assister à la sortie d’Oliver et Flake (respectivement bassiste et claviériste du groupe) et pu serrer la main de Paul et Christoph (respectivement le guitariste et le batteur). Richard (guitariste) et Till (chanteur) sont, quant à eux, partis sans un signe pour nous. C’est à 4h00 du matin que j’ai rejoint mon lit, marquée par toutes ces rencontres.
Vendredi 14 juillet 2017
Les jours suivants, la ville s’est vidée de tous les fans du groupe ; plus de t-shirts partout, plus de discussions aux terrasses, la ville semblait désertique. J’ai passé le reste de ma semaine à visiter les lieux touristiques : la Maison Carrée, les arènes et la tour Magne, grâce à un pass touristique à un prix plus que démocratique (à conseiller). Puis je suis finalement retournée chez moi, des étoiles plein les yeux - et les épaules pleines de coups de soleil -.


Ce voyage m’aura marquée par toutes les rencontres que j’ai pu faire et par les amitiés qui sont nées cette semaine-là, par l’ambiance et ce sentiment d’être en famille, mais surtout par les deux concerts auxquels j'ai assistés et qui ne m’ont donné qu’une envie.... Y retourner et vite ! J’attends donc à présent avec impatience la sortie de leur nouvel album et la tournée qui s’en suivra... pour vous en offrir un nouveau compte-rendu ? Qui sait !
Christabel.





Commentaires