Les 5 astuces d'écriture qui ne fonctionnent (vraiment) pas pour moi !
- Christabel

- 21 août 2021
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 déc. 2022

Sur Internet, et sur les réseaux sociaux de manière générale, les conseils d'écriture foisonnent tant et si bien qu'il est parfois difficile de choisir entre ceux que l'on pense suivre (parce qu'il est impossible de tous les écouter, soyons réalistes) et ceux qui ne nous serons pas utiles. Aujourd'hui, retour sur plusieurs d'entre eux, pris à contrepied, en vous présentant les cinq conseils qui ne fonctionnement absolument pas pour moi, puis en vous expliquant pourquoi c'est le cas. En sera-t-il de même pour vous ?
Disclaimer avant de débuter, beaucoup de conseils que l'on entend tout autour de nous sont souvent contradictoires, même venant d'auteurices connu·es et reconnu·es (écrire en silence, ou en musique pour d'autres, pour ne citer qu'un exemple). Il est donc évident, et incontournable, que ce qui fonctionnera pour moi (ou non) ne vous aidera pas forcément de votre côté. Et inversément ! C'est ce que j'aimerais vous montrer au travers de cet article, mais les conseils présentés n'en restent pas moins des plus efficaces pour beaucoup d'auteurices. D'ailleurs, lorsque je parle d'auteurices, c'est au sens large du terme que je le fais. C'est la raison pour laquelle je n'utiliserai généralement pas l'appellation "d'écrivain·es" dans cet article. Peu importe pour quel projet ou pour quelle raison vous écrivez, ces conseils peuvent également s'appliquer ou s'adapter à votre situation. À vous de faire votre tri entre ce qui vous inspirera, ou non ! Allez, on commence.
# 1 : Avoir une routine
Je ne vous apprends sans doute rien de nouveau avec ce premier point, puisqu'il est la grande coqueluche, le tip suprême de beaucoup d'auteurices (et ça se comprend) : avoir sa routine d'écriture, c'est le meilleur moyen pour progresser rapidement sur son roman. Qu'il s'agisse d'un jour spécifique dans la semaine, d'un créneau horaire réservé à l'écriture tous les jours, d'une boisson ou d'un rituel particulier que vous préparez avant de vous lancer dans votre session zumba de neurones, avoir une routine c'est se créer un cadre, une ambiance propice à la créativité. D'autant plus qu'en devenant une habitude de votre part (il faut répéter une action environ 28 fois/jours d'affilée pour qu'elle le devienne), vous n'aurez plus d'excuse pour flemmarder en pyjama dans votre canapé, le processus se fera automatiquement (ou presque, ce serait trop beau sinon !). Écrire, ça devient alors un peu comme réallumer un moteur bien huilé qui se met à tourner sans trop rechigner : les mots viennent plus facilement, on ne se trouve plus d'excuse pour ne pas se mettre au boulot parce qu'on sait que l'on "doit" écrire et du coup... on ne laisse plus passer trois semaines entre deux sessions (est-ce que ça sent le vécu ? Si peu).
Mais une routine peut également prendre la forme d'un nombre de mots minimum que l'auteurice choisit de s'imposer par jour/semaine/... et qu'iel "doit" atteindre avant de mettre fin à sa séance d'écriture. C'est sur ce principe que le challenge international d'écriture, le NaNoWriMo, repose. Trois mois par année, en novembre, avril et juillet, les auteurices du monde entier qui le souhaitent se retrouvent autour d'un objectif commun : écrire tous les jours, pendant trente jours, pour atteindre le nombre de mots qu'iels se sont fixés. Qu'il s'agisse de cinquante-mille mots, comme en novembre, de plus, ou bien de beaucoup moins...
# 2 : Les scènes
Le deuxième conseil que j'ai pu voir revenir régulièrement (et qui est souvent plébiscité par les auteurices participant au NaNoWriMo) est le suivant : arrêtez votre session en plein milieu de la phrase/la scène/l'action en cours lorsque vous êtes inspiré·e, pour reprendre l'écriture plus facilement la fois d'après. Pour le NaNo (encore lui), il s'agit du lendemain. Vous n'aurez alors aucune difficulté - ou presque - à reprendre le fil de votre histoire, puisque vous saurez déjà où vous allez en terme d'intrigue et d'idées, voire même de mots précis à écrire (au moins sur le court terme).
En outre, vous pouvez également écrire vos scènes selon votre inspiration du moment, et non pas forcément en respectant l'ordre chronologique de leur arrivée dans votre récit. Ainsi, on peut tout à fait imaginer passer du chapitre trois à la rédaction de la bataille épique que livreront vos héros en milieu de roman, environ deux-cents pages plus loin. Pourquoi se brider si vous avez déjà en tête la réplique parfaite de votre personnage à ce moment précis, ou les mots exacts que vous utiliserez pour la description de telle action, tel lieu ? Parfois, suivre le flux de son inspiration c'est augmenter sa productivité et écouter la petite voix de son imagination qui vous chuchote à l'oreille, ça ne peut être qu'une bonne idée, non ? Tant que vous vous y retrouvez au final (notamment pour relier vos scènes entre elles et garder une cohérence d'ensemble), cette astuce pourrait vous permettre d'éviter des blocages, comme le syndrome de la page blanche, voire d'écrire plus et plus vite ! Pour un projet un peu plus général, cela peut se traduire par la rédaction de son introduction, puis d'un point particulier plus loin, avant de revenir un peu en arrière, etc.
# 3 : Lutter contre les blocages
Je vous parlais juste au-dessus du syndrome de la page blanche (mais quel art de la transition Christabel !) mais pour les auteurices, il ne s'agit pas du seul blocage connu, lucky us. Syndrome du milieu, de l'imposteur, perte de l'inspiration... Ils sont nombreux à pouvoir venir casser notre rythme d'écriture, qu'il s'agisse du temps de quelques heures seulement, de plusieurs jours, voire même de beaucoup plus si, vraiment, on n'a pas de chance. Alors, comment lutter contre l'oppresseur ? À ce sujet, j'ai pu recenser deux astuces (mais qui ne sont sûrement pas les seules) qui pourraient permettre de venir à bout des différents blocages rencontrés. On sort la loupe et on se penche là-dessus !
Tout d'abord, écrire à la main - que je transformerais plutôt en "changer de support", puisque beaucoup d'auteurices aiment déjà écrire de cette manière (et iels ne méritent pas d'être privé·es d'un petit tip, pas vrai ?) -. Sur une feuille blanche, dans un carnet, sur l'ordinateur, la tablette, le téléphone... Pour peu qu'il ne s'agisse pas de votre méthode d'écriture habituelle, varier son support peut rebooster votre créativité et amener ces mots qui ne voulaient plus sortir à s'échapper à nouveau de vos petits doigts. De même, modifier la police d'écriture que vous utilisez habituellement pourrait, là aussi, débloquer votre processus créatif. Pas de panique pour ceux et celles qui écrivent à la main, ce deuxième conseil peut être décliné pour vous aussi en changeant votre manière d'écrire, par exemple (écrire en majuscules, dans une sorte d'italique, avec une écriture différente ou carrément en écrivant de la page de droite à celle de gauche, voire tout ça à la fois si rien ne vous fait peur !). Ces deux astuces, qui paraissent bien différentes au premier abord, ont pourtant une mécanique commune : vous faire lâcher du leste vis-à-vis de votre histoire. En changeant votre support et votre police fétiche (et donc vos habitudes), l'écriture devient plus informelle, moins "sérieuse". Votre concentration ne se porte plus sur la forme de votre texte, mais sur le fond. Ce n'est pas grave si votre premier jet n'est pas parfait, il n'a pas à l'être et, d'ailleurs, c'est normal. Le plus important, avec cette astuce, c'est d'écrire, de poser des mots, que ce soient les bons ou non. Et utiliser une typo rigolote (comme la Comic Sans Ms, qui est souvent plébiscitée pour ce faire) ou écrire sur téléphone alors qu'on ne le fait pas d'habitude, ça brise une barrière mentale souvent inconsciente. Bye bye les prises de tête, l'écriture semble plus fluide, plus simple, parque ce que l'auteurice ne s'enferme plus dans une case. Et n'est-ce pas là ce que l'on aimerait tous·tes ?
# 4 : Éviter les distractions
Ding. Un ami vous a mentionné·e dans un commentaire.
Brzzz... Eric vous appelle.
Nouvelle notification de votre boîte mail, une newsletter vous y attend.
Oh, votre auteurice préféré·e vient de poster sur Instagram !
...
Comment rester concentré·e lorsque les distractions sont nombreuses et que notre cerveau, aussi motivé soit-il pour réaliser sa tâche, saute de l'une à l'autre comme une mouche sur une corbeille de fruits mûrs en été ? L'appel du monde extérieur est fort, encore plus à l'ère des réseaux sociaux où, de manière générale, nous laissons ces petites notifications nous parasiter peu importe la situation et les personnes avec qui nous sommes. Ce n'est pas comme si, le temps de quelques heures, on risquait de louper une information importante, comme l'apocalypse du siècle, ou une pandémie mondiale. Oh, wait...
C'est simple - mais surtout radical - si vous souhaitez écrire en paix, sans prendre le risque de succomber à la tentation suprême (j'en fais de trop ?) : octroyez-vous un moment uniquement dédié à votre roman (ou autre projet), le téléphone et Internet coupés. Je vous l'avais dit, c'est radical, mais ça a au moins le mérite de donner un signe fort à votre cerveau indiscipliné. C'est le moment de s'y mettre et aucune distraction ne pourra se mettre en travers de votre route. Notifications et moments dans la lune à scroller sans fin vous êtes prévenus, "Vous ne passerez pas !". Aux grands objectifs, les grandes actions à mettre en place et parfois, il est nécessaire de prendre le Tsanga par les cornes.
Note : Les Tsangas sont des créatures issues de ma saga OHAS et, tenez-vous bien... les hommes de cette espèce ont des cornes. Je sais, vous ne l'aviez pas deviné.
# 5 : Toujours avancer
Dernier conseil. Lorsque vous écrivez, quel que soit le domaine et que vous devez avancer : ne vous arrêtez pas, ne revenez pas sur ce qui a déjà été fait et ne corrigez pas votre histoire (projet) en cours de route. Revenir sans cesse en arrière (pour corriger son prologue qui n'est pas assez ça, ou trop ça, son introduction, tel dialogue ou tel paragraphe, ou bien encore pour modifier complètement toute sa mise en page, par exemple) c'est se bloquer dans sa progression et si l'on veut arriver au bout de son projet sans abandonner, c'est le meilleur moyen de ne pas atteindre son objectif. Pour prendre l'exemple d'un roman, imaginons que vous, l'auteurice, vous rendiez compte que quelque chose ne tient pas la route dans votre intrigue. Il y a cette incohérence qui vous chiffonne, cet événement qui ne tient pas la route ou bien encore cette nouvelle voie pour un personnage que vous aimeriez suivre. Si vous voulez appliquer le conseil de ce dernier point, notez votre/vos idée(s) quelque part, partez du principe que toutes les modifications que vous souhaiteriez faire ont déjà été intégrées à votre récit et continuez votre roman comme si c'était réellement le cas (pour réduire votre travail à la réécriture). Parce que si vous retravaillez trente fois votre premier chapitre, que vous changez une information quelque part et qu'elle a de gros impacts sur la suite, qu'un personnage apparaît ou disparaît, que telle action ne se passe plus exactement comme ça... vous devrez aussi réécrire le chapitre trois, et le treize, mais aussi le vingt. Puis au final, non, il faut tout reprendre depuis le début pour garder la cohérence. Vous revenez sans cesse sur ce qui a déjà été fait, mais... vous n'écrivez plus et, pire que tout, vous risquez d'être dégoûté·e et démotivé·e vis-à-vis de votre histoire. C'est le meilleur moyen pour ranger votre projet dans un tiroir, en commencer un nouveau, et ne plus jamais le ressortir de là.
# Conclusion : Et moi ?
Ces cinq conseils (et un peu plus, vous aurez remarqué que j'en ai regroupé certains), si je vous les ai présentés aujourd'hui, c'est parce que je les ai trouvés vraiment intéressants à exploiter à une époque (et toujours à l'heure actuelle d'ailleurs). C'est aussi parce que je tenais à les appliquer à mon écriture lorsque je les ai découverts et que je pensais qu'ils pourraient m'être bénéfiques. Tout comme je pense, aujourd'hui, qu'ils pourraient l'être pour certain·es, voire pour beaucoup d'entre vous, raison pour laquelle je les ai mis en avant dans ce post. Pourtant, en début d'article, je vous ai annoncé que ceux-ci étaient inefficaces avec moi. Comment se fait-ce, puisque j'estime moi-même qu'ils pourraient être de petites perles à choyer pour avancer dans ses projets ? Voici pourquoi ces astuces ne fonctionnent pas pour moi et surtout, pourquoi ce n'est pas grave.
Si je devais résumer en une phrase le problème qui est le mien, et le même pour chaque conseil, je dirais très certainement : "Je suis (trop) perfectionniste et j'ai besoin, pour pouvoir avancer, de trouver à chaque fois la phrase juste, au mot près et à la virgule près". Je tiens à le préciser, mais ça ne veut pas dire que ce que j'écris est parfait (ni la première fois ni lors de la publication, à la toute fin) ou que je ne dois plus retravailler mon premier jet après, loin s'en faut. D'ailleurs, c'est l'une des raisons qui me pousse à ne pas respecter "Conseil numéro cinq" : si en me relisant par hasard (ou en regardant ce que j'ai écrit lors de ma session précédente) je tombe sur une coquille ou une tournure de phrase qui ne me convient pas, je reviens dessus et la retravaille directement. Parce que besoin d'être satisfaite de mon travail dans l'immédiat, parce que peur de l'oublier et de le zapper lors des corrections étant donné que je suis auto-éditée, parce que bla bla...
De même, je ne peux pas me couper entièrement d'Internet lorsque j'écris, car j'utilise énormément de dictionnaires en ligne, de sites de synonymes, etc. et que, quand je cherche un mot précis, je ne peux pas continuer à écrire tant que je ne l'ai pas trouvé (sacrée moi !). Qui plus est, les excuses sont nombreuses pour "perdre du temps" à mettre le doigt sur le bon mot : éviter une répétition, trouver un terme plus précis et parlant, être sûre que je l'emploie dans le bon contexte... Dans ma quête de précision, je ne peux pas me contenter d'un terme générique à remplacer à la réécriture et, du coup, ça me prend du temps.
Dans le même ordre d'idée, ce sont ces mêmes raisons qui m'empêchent de changer de police d'écriture pour me sortir des barrières mentales que je me suis créées. J'ai besoin d'un cadre pour me sentir à l'aise avec mon projet et d'un fond et d'une forme qui fassent "sérieux" directement. C'est aussi un peu pour cela que je n'arrive pas à écrire mes scènes dans le désordre, en passant. À la trappe donc les polices rigolotes qui pourraient m'aider à débloquer plus facilement mon écriture ! Bien sûr, je rêverais d'écrire beaucoup plus, mais cela me coûte trop de lâcher prise sur le contenu de ce que j'écris, pour me concentrer sur le nombre de mots sortis à la fin d'une session uniquement. Et cette astuce ne m'apporte tout simplement pas ce que je cherche. À contrario - et pour varier un peu -, j'ai du mal à écrire à la main, ou sur téléphone car je n'arrive pas à le faire assez vite que pour suivre le fil de ma pensée et arriver à tout noter suffisamment rapidement pour ne pas perdre la suite de mes idées (je tape par contre très vite à l'ordinateur). Ce qui est assez paradoxal, parce que ça veut dire que l'astuce fonctionne bien sur moi les rares fois où je l'emploie... un peu trop bien. Le problème, c'est que si j'oublie mon idée initiale, cela me crée un nouveau blocage (vous commencez à comprendre la mécanique, si je trouve les bons mots puis que je les perds, j'ai cette impression que ce que j'écrirai à la place ne sera jamais aussi bien que ce qui était prévu au départ, cela me frustre énormément, puis ça me coupe dans mon élan). Parfois, quand j'ai une accroche ou des phrases bien précises qui m'arrivent, je me les répète en boucle dans ma tête, jusqu'à ce que je puisse les noter. De même, une fois que j'ai réussi à me lancer et que l'inspiration est avec moi, impossible d'imaginer m'arrêter pour reprendre plus facilement la session suivante. Si j'ai une idée, je la note et la développe jusqu'au bout parce que si je m'interromps (ou que je me fais interrompre), je serais tout bonnement incapable de poursuivre de manière égale. Ou de poursuivre tout court d'ailleurs (ou pas avant d'avoir surmonté mon blocage en tout cas, ce qui peut prendre du temps chez moi et donc me faire oublier ce que j'avais en tête à l'origine). Et ce n'est malheureusement pas seulement une question de volonté...
Enfin, je fais partie de ces auteurices qui n'arrivent pas à s'imposer une routine. J'aimerais, et c'est ce que j'essaie de faire pendant les mois du NaNoWrimo, mais écrire tous les jours, un certain nombre de mots tous les jours qui plus est, c'est quasiment un défi impossible pour moi (d'où ma fierté quand je réussis) ! J'ai une relation à ma créativité assez particulière, j'aime avoir des "déclics" où je suis soudainement inspirée (attention, ça ne veut pas dire que j'attends l'inspiration magique suprême ou d'être motivée pour écrire, sinon je n'avancerais pas du tout sur mes projets), je peux rester bloquée des jours au même point tant que je n'ai pas trouvé le "bon mot" à placer dans ma phrase pour poursuivre, je me bloque inconsciemment quand je sais que je suis "forcée" d'écrire, encore plus lorsqu'il y a un quota à atteindre à la clé... Mais, vous savez quoi ? C'est OK.
Si je vous raconte tout ça, ce n'est pas (uniquement !) pour m'épancher sur moi ou pour vous partager mon expérience, même si ma méthode de travail intéresse peut-être certain·es (et que je suis curieuse de savoir si d'autres ont la même que moi). Si je le fais, c'est pour déculpabiliser les auteurices qui tomberont sur cet article. Oui c'est vrai, j'aurais aimé faire partie de ceux et celles qui écrivent énormément, rapidement et régulièrement, qui arrivent à lâcher prise et à foncer, qui ne se perdent pas dans des détails qui les ralentissent en sachant que les nombreuses réécritures et corrections qu'ils feront viendront régler tout ça. Mais ce n'est pas moi, ce n'est pas comme ça que je fonctionne et je le vis vraiment bien, parce que je m'écoute et que, de fait, écrire ne devient pas une contrainte parce que je me force à respecter des règles qui ne sont pas faites pour moi. Ça ne fait pas de moi un mauvais auteur pour la cause ! Il y a tellement d'injonctions auxquelles on est exposé quand on est auteurice, de conseils qui pleuvent de tous côtés qu'il faut obligatoirement suivre si on veut être sûr·es de faire une "bonne" histoire (ou de réussir n'importe quel autre projet), que les lecteurices adoreront à coup sûr. La vérité c'est que la seule règle, c'est qu'il n'y en a pas. Un conseil, ce n'est pas un ordre, c'est une suggestion, ça sert à nous aider, tout simplement, et ce n'est pas obligatoire. Vous n'écrivez pas tous les jours ? Vous ne faites pas de plan détaillé ou de fiche personnage ? Vous laissez passer des semaines entre deux sessions d'écriture et vous mettez en moyenne dix ans pour terminer votre premier jet ? Parfait, c'est que c'est votre manière de faire ! Il n'y a aucune raison de se culpabiliser ou de se comparer aux autres, cela doit rester avant tout votre passion, votre roman, votre rythme. Écrire doit rester avant tout un plaisir et non pas devenir une source de stress, de pression ou d'angoisse. Et c'est pour ça que j'ai choisi aujourd'hui de vous présenter ces cinq conseils qui s'avèrent inefficaces avec moi. Parce que les conseils d'écriture, c'est un peu comme un super buffet en libre-service : vous regardez un peu dans tous les plats, vous vous servez de ce qui vous intéresse ou de ce que vous aimez et vous laissez le reste là, bien au chaud. Il n'y a que vous pour savoir ce qui est le mieux pour vous et votre travail, alors c'est à vous de faire votre choix parmi toutes les suggestions qu'on vous proposera. Aucun·e auteurice reconnu·e, aucun·e blogueur/blogueuse du dimanche (ou du samedi dans mon cas), aucun autre être humain que vous n'a de règle absolue que vous devriez obligatoirement suivre en matière d'écriture et qui vous garantirait le succès de votre projet. C'est votre job d'auteurice de tester ce qui vous intéresse et de découvrir/savoir ce qui vous conviendra le mieux. Et ça personne ne saura jamais mieux le faire que vous ! J'ai réussi à vous déculpabiliser ? Alors c'est le moment de foncer et... d'écrire !
Et vous, quelles sont les astuces qui marchent à coup sûr sur vous ou qui, au contraire, ne fonctionnent absolument pas ? Certaines se trouvaient-elles dans cette liste ?
Christabel.






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